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Extraits de la lettre de Pierre Charnier adressée aux rédacteurs de la Tribune Prolétaire, publiés dans le numéro 16 du journal.

Lyon (Rhône), 19 avril 1835

Langue français
Cote

MS RUDE 376 f.103

Description matérielle copie manuscrite 1 folio
Localisation physique Bibliothèque municipale de Lyon
Localisation physique Fonds ancien
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Fonds Fernand Rude

Présentation du contenu

Dans sa lettre Pierre Charnier fait allusion au premier article du numéro15 de la Tribune Prolétaire, datant du 12 avril 1835, intitulé : Sur ces deux questions :Le conseil des prud’hommes est-il compétent pour juger les industries qui ne sont pas représentées dans son sein ? Les chefs d’atelier peuvent-ils prendre en contravention des personnes étrangères à leur industrie, comme occupant des apprentis sortis de chez eux sans livret ?.

Pour répondre aux problématiques soulevées par la seconde question, les rédacteurs présentent une moyen dont l'invention est attribué à Falconnet par renvoi à son article sur l'apprentissage, paru dans le numéro 11, de la Tribune Prolétaire, datant du 15 mars 1835.

Or, Pierre Charnier revendique avoir eu lui même cette idée qui consiste à retenir les apprentis dans les ateliers par un lien moral. Il réaffirme dans le même temps son statut de premier fondateur du Mutuellisme, preuves à l'appui. Pour cela, il évoque une attestation effectuée par Rosaz, ainsi qu'un entretien avec Falconnet autour de questions de primes d'encouragement destinées aux apprentis.

Enfin, Pierre Charnier rappelle que Falconnet, en témoigne Rivière, s'était présenté devant lui comme le créateur du journal : l'Echo de la Fabrique, remplacé aujourd'hui par la Tribune Prolétaireet réinsiste sur le fait qu'il reconnait pleinement son statut de fondateur du journal ouvrier, espérant qu'à son tour, Falconnet reconnaisse Pierre Charnier comme le premier fondateur du Mutuellisme.

Article recopié par Fernand Rude.