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Affaires diverses, du 1er au 03 mai 1856.

Lyon (Rhône)

Langue français
Cote

MS RUDE 378 f.284-285

Description matérielle notes manuscrites issues du journal de Pierre Charnier 2 folios, verso du premier et recto-verso du second
Localisation physique Bibliothèque municipale de Lyon
Localisation physique Fonds ancien
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Fonds Fernand Rude

Piquage d'once : sorte de vol qui se pratique chez les producteurs de soie quand on subdivise un paquet de soie en portions plus petites.
Présentation du contenu

Au verso 284, Pierre Charnier note qu'il a reçu la visite de la fille de Morand qui l'entretint au sujet de son père, détenu à la suite de la mort de "l'infâme Carillon". Il indique, en date du 03 mai 1856, avoir effectué un certificat pour le détenu.

En marge, en haut du verso 284, Pierre Charnier mentionne une lettre à l'avocat Lançon concernant le femme du chef d'atelier Buron, détenue pour "exercice illégal de la médecine, suivi d'avortement".

Au recto 285, Pierre Charnier relate à côté de l'émargement "autre temps, autre moeurs", la déclaration du tisseur Châtaignat concernant son apprentie dont la pratique religieuse lui inspire confiance.

Suit la rédaction d'une lettre destinée au procureur de la république pour l'épouse de Lavallée, condamné à deux mois de détention et une amende de 49 francs, pour le délit de piquage d'once. La lettre a pour objet l'obtention d'une exonération de l'amende.

Au verso 285, Pierre Charnier fait mention d'une visite à l'atelier Recordon où, d'après les notes de Pierre Charnier, l'apprentie se pose en ennemie de son maître, "poussant l'audace jusqu'à [déclarer] vouloir acheter son terme".

Au-dessous de cette note, Pierre Charnier a dessiné une tête de mort surplombée d'une dent. Il note à côté qu'il a perdu une dent "du fait de la fragilité de [son] être".