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Lettre de Pierre Charnier adressée au procureur du roi dans laquelle il s'explique sur les circonstances qui l'ont amené à se rendre coupable du délit de contravention à la loi sur les réunions.

Lyon (Rhône), 25 juin 1846

Langue français
Cote

MS RUDE 380 f.37-38

Description matérielle lettre manuscrite 2 folios
Localisation physique Bibliothèque municipale de Lyon
Localisation physique Fonds ancien
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Fonds Fernand Rude

Présentation du contenu

Dans cette seconde version de la lettre, qui porte la mention "non expédiée", Pierre Charnier explique comment il en est venu à organiser des réunions publiques afin de présenter aux chefs d'atelier et aux apprentis le contrat d'apprentissage dont il a eu l'idée. Il revient sur l'historique de la rédaction de ce contrat réformé, pièce qu'il considère comme "l'une des meilleures actions de [s]a vie parce qu'il combat à la fois l'insubordination de l'apprenti et le maître qui voudrait tenir une conduite répréhensible".

Il date l'ébauche de ce contrat en 1839, lorsqu'il fit peindre son portrait accompagné d'un dossier intitulé "acte d'apprentissage".

Pierre Charnier poursuit en indiquant avoir fait insérer sa production dans le journal l'Echo de la Fabrique en 1842, initiative qui ne s'est pas avérée suffisante pour faire adopter son contrat par l'ensemble des chefs d'ateliers.

Pierre Charnier ajoute qu'en 1845, il présenta son contrat lors d'une audience du Conseil des Prud'hommes, et qu'il fut alors adopté, grâce au commentaire qu'il en fit.

Pierre Charnier justifie donc la nécessité de faire connaître son contrat par le biais de réunions publiques lui permettant de l'assortir d'explications convaincantes.