FRCGMBPF-693836101-02a.xml

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXI. Palais des Arts, à Lyon

J. Vaesen ; complété par Pierre Guinard et Marion Lanniaux

Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur

2e édition augmentée (2011)

Les notices descriptives des manuscrits PA 312 à PA 362, réalisées par Pierre Guinard et Marion Lanniaux, ont été ajoutées au catalogue d'origine. La localisation des manuscrits a été mise à jour et des liens ont été créés vers les documents numérisés (Ms PA 23, PA 24 et PA 25).

Bibliothèque nationale de France

1898

18 novembre 2007

30 août 2011

 
 Autre(s) fichier(s) lié(s) à cette institution : 
Départements — Tome XXX. Lyon. Première
  partie. Fonds général (1) (No. 1-635) 
Départements — Tome XXX. Lyon. Première
  partie. Fonds général (2) (No. 636-1345) 
Départements — Tome XXX. Lyon. Première
  partie. Fonds général (3) (No. 1346-1964) 
Départements — Tome XXX. Lyon. Première
  partie. Fonds Coste (1) (No. 1-637) 
Départements — Tome XXX. Lyon. Seconde
  partie. Fonds Coste (2) (No. 638-1308) 
Départements — Tome XXX. Lyon. Seconde
  partie. Fonds Morin-Pons (No. 1-401). Familles lyonnaises (No. 1-94) 
Départements — Tome XLII. Lyon. Supplément
  (No. 1965-2335. Collection Charavay, No. 1-1010) 
Manuscrits grecs. Lyon (No. 46-52)

Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXI. Bibliothèque du Palais des Arts, à Lyon. Briey. Gien. Confolens. Riom. Gaillac. Villeneuve-sur-Lot. Lunel. Montauban. Angers. Niort. Orange. Saint-Hippolyte-sur-le-Doubs. Tarbes. Bagnères-de-Bigorre. Foix. Saint-Mandé. Villefranche-de-Rouergue. Trie-sur-Baïse. Paris, Plon-Nourrit, 1898.
Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 18 novembre 2007.

Catalogue rédigé en français

Synchroniser avec la table des matières  Préliminaires

Le fonds primitif des manuscrits de la Bibliothèque du Palais des Arts doit son origine à la donation de l'amateur lyonnais Adamoli (5 août 1707-3 juin 1769). Il avait commencé en 1734 une collection comprenant non seulement des manuscrits, mais des livres, des tableaux, des gravures, des médailles (au nombre de 16,000) et des objets d'histoire naturelle. Par son testament, en date du 25 octobre 1763, il la légua à l'Académie de Lyon, dont il était membre. Cette collection, suivant une estimation faite en janvier 1764, avait une valeur totale de 51,787 livres. Déposée d'abord, à partir du 18 novembre 1777, dans une salle de l'Hôtel de ville, que le Consulat avait accordée, le 14 août précédent, à l'Académie de Lyon, pour que le legs d'Adamoli pût recevoir son exécution, elle fut, sous la Révolution, par arrêté du Conseil général de la Commune, du 2 novembre 1792, transférée dans la galerie de la Bibliothèque du Lycée, dite galerie Villeroi. Elle y était encore en 1812, comme nous l'apprend Delandine, qui, dans son catalogue ( 
 Delandine, Manuscrits de la Bibliothèque de
Lyon (Paris et Lyon, 1812, in-8o), I, 24.
Les autres renseignements, relatifs à la constitution et à l'organisation de la
Bibliothèque du Palais des Arts, sont empruntés à l'ouvrage de J.-B. Dumas,
Histoire de l'Académie royale des sciences,
belles-lettres et arts de Lyon (Lyon, 1840, in-8o) 
  ), tout à fait défectueux d'ailleurs, des manuscrits de Lyon, fait figurer, côte à côte et sans distinction d'origine, ceux de la bibliothèque d'Adamoli et ceux d'une autre provenance, conservés encore aujourd'hui à la Bibliothèque du Lycée ( 
 L'indication du numéro de Delandine, placée à côté du numéro
actuel dans notre catalogue, se réfère au temps où la bibliothèque Adamoli se
trouvait au Lycée 
  ). Sur le vœu formulé par l'Académie de Lyon, dans sa séance du 27 mars 1821, et en vertu d'une délibération du Conseil municipal, du 9 septembre 1825, vue et approuvée par le comte de Brosses, préfet du Rhône, le 10 octobre suivant, elle fut transportée dans l'ancienne abbaye des dames Bénédictines de Saint-Pierre, devenue, depuis la Révolution, le Palais des Arts, et dans laquelle l'Académie elle-même avait été installée par arrêté du baron Rambaud, maire de Lyon, du 2 décembre 1823. Elle y est restée depuis et s'y trouve encore aujourd'hui, mais fort à l'étroit, par suite des accroissements qui y ont été apportés.

Après Adamoli, les principaux bienfaiteurs qui ont contribué à enrichir la collection de manuscrits de cette Bibliothèque sont MM. Lambert, Prunelle, Rougnard, Bonafous, Achard-James, Cochard, de Trélys, Morel de Rambion, Dulac de la Tour, Artaud, Martin-Daussigny, Soulary, Giraud, Dumas, secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon ; Grognard, Chabus, Benoît, Gobin.

Le frère du général Bertrand a offert, en 1844, un manuscrit des Mémoires de Napoléon sur la campagne d'Italie en 1796 et 1797, ayant appartenu au général Bertrand, le compagnon d'exil de l'Empereur à Sainte-Hélène. Ce volume présente quelques variantes intéressantes avec le texte de cet ouvrage, tel qu'il a été publié dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon (Paris, 1823, in-8o).

Mais le plus important contingent apporté à la collection de manuscrits du Palais des Arts a été fourni par l'Académie elle-même : comptes rendus et procès-verbaux de ses séances ; œuvres d'académiciens et, parmi elles, celles d'hommes qui ont occupé dans la science une place éminente, comme A.-M. Ampère, pour ne citer que celui-là ; rapports sur les concours proposés par l'Académie, et ouvrages divers sortis de ces concours.

Parmi eux figurait autrefois le mémoire autographe du lieutenant d'artillerie Bonaparte, sur cette question mise au concours par l'Académie : « Quelles vérités et quels sentiments importe-t-il le plus d'inculquer aux hommes pour leur bonheur ? » Suivant un rapport de Dumas sur ce concours, l'Académie, peu satisfaite de ce mémoire, l'aurait fait disparaître de ses archives.

Citons encore le manuscrit original de l'opéra de Jean-Jacques Rousseau, le Devin de village.

La Bibliothèque du Palais des Arts possède aujourd'hui 345 manuscrits.

Un catalogue, d'une exactitude qui laissait peu de chose à désirer, et dont nous avons été souvent heureux de nous inspirer, avait été rédigé en 1854 par M. J.-V. de Valous, alors sous-conservateur de la Bibliothèque du Palais des Arts ; il n'a pas été imprimé, mais c'est pour nous un devoir de rappeler le nom de son auteur. Nous ne devons pas oublier non plus celui de M. Garcin, bibliothécaire adjoint, qui, dans le présent travail, a bien voulu prendre, pour sa part, le catalogue des ouvrages modernes à partir du numéro 101.

J. VAESEN.