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Lettre de Pierre Charnier adressée à Charles Dépouilly, membre du Conseil des Prud'hommes tisseurs de Paris, ancien marchand-fabricant de Lyon.

Lyon (Rhône), 30 novembre 1847

Langue français
Cote

MS RUDE 376 f.484-485

Description matérielle lettre manuscrite 2 folios
Localisation physique Bibliothèque municipale de Lyon
Localisation physique Fonds ancien
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Fonds Fernand Rude

Piquage d'once : sorte de vol qui se pratique chez les producteurs de soie quand on subdivise un paquet de soie en portions plus petites.
Présentation du contenu

Pierre Charnier commence par recommander à Depouilly, Giraud, porteur de la lettre, qui se trouve être l'auteur d'un ouvrage destiné à l'amélioration morale des ouvriers, en particulier des compagnons.

Puis, il lui l'informe de la situation du Conseil des Prud'hommes de Lyon depuis le départ de Depouilly, décrivant les difficultés pour obtenir une réforme du Conseil vers une organisation plus paritaire. Il donne l'exemple de la bataille qu'il du livrer pour la constitution d'un conservatoire des tissus..

Pierre Charnier achève sa lettre en proposant des points de discussion à élaborer au long d'une correspondance qu'il offre d'entretenir avec son destinataire.

Il conclue en annonçant que les "les diableries de la rue de Margnoles" seront jugés prochainement et qu'il sera un des principaux témoin à charge dans cette affaire qui met en cause les ateliers de travail dans les communautés religieuses.

Ateliers communautés ou  couvents-ateliers : congrégations religieuses où, grâce à l'emploi d'enfants, étaient fabriqué à bon marché des ornements d'église, concurrençant le travail des ouvriers en soie.

Il s'agit sans doute d'une affaire dont on trouve la trace dans dans le numéro 34 du journal ouvrier parisien, La Fraternité de 1845daté d' octobre 1847.

Un ouvrier lyonnais y relate les pratiques dont usent les religieux dans les patronages : « ils font intervenir le diable… Il n’y a pas à douter la béate cohorte l’a fait apparaître plusieurs fois et sous différentes formes dans une maison dite Providence des jeunes pauvres filles".

Pierre Charnier lui apprend également le décès de son beau-père François Blanc en 1840, duquel il a hérité d'un tiers des économies, ce qui le soulage de son travail en atelier et lui permet de se consacrer à la lutte.